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Arts Martiaux Coréens : Han Mu Do ®

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sunbi

Description :

Une passion : les arts martiaux coréens...

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La philosophie du Han Mu Do ® : Chul Hak

Il y a approximativement 10 000 ans, les ancêtres du peuple coréen commencèrent à migrer des plaines de l'Asie centrale vers la côte est du continent. Ils se dirigèrent vers un climat plus chaud et accédèrent à la mer dans l'actuelle péninsule coréenne.
Là, le peuple coréen créa une civilisation unique basée sur la philosophie " Han ".
La philosophie " Han " est purement d'origine coréenne. Elle fut élaborée et atteignit sa maturité bien avant que le peuple coréen n'ait établi de relations avec les nations voisines.

La philosophie " Han " est basée sur quatre caractéristiques distinctes :

· Premièrement, " Han " signifie chef ou meneur.
Le peuple coréen a toujours cherché à être sous la direction de détenteurs de hautes positions sociales. Les exemples sont le roi, le chef de l'état, le père, le chef de famille, le chef de classe et le professeur. Ils sont considérés comme les personnes les plus importantes dans une société.

· Deuxièmement," Han " signifie grand ou ensemble.Chaque personne est considérée comme un élément vital d'une communauté, comme d'un ensemble. L'harmonie à l'intérieur de cette communauté, comme de cet ensemble est très importante dans la poursuite du bonheur aussi bien pour l'individu que pour le pays.


· Troisièmement, " Han " signifie brillance ou optimisme.La " brillance " dans le langage coréen sous-entend la paix, la " pureté ", l'honnêteté dans la vie. Pour être optimiste, peu importe les épreuves que nous avons dû affronter par le passé.

· Quatrièmement, " Han " signifie haut degré d'instruction.
Le peuple coréen a toujours accordé une grande valeur à l'éducation et à la culture. Les coréens se sont toujours efforcés d'exceller dans l'apprentissage, que ce soit en littérature ou dans l'étude des arts martiaux.


Ces quatre caractéristiques distinctes de la philosophie " Han " imprègnent chaque facette de la société coréenne. Elles sont très ancrées dans la culture coréenne, la religion, l'économie, la politique et spécialement dans les arts martiaux.
Elles jouèrent un rôle déterminant dans la constitution de l'identité coréenne.
Choi Chi Won, le prééminent érudit et guerrier du royaume de Silla, écrivait à propos de la philosophie " Han " sur la pierre tombale de Nan Nang :
" L'introduction du Confucianisme en Corée a renforcé les valeurs " Han " de respect aux parents, au professeur, au roi et de loyauté envers le pays. L'introduction du Taoïsme a renforcé la philosophie de l'harmonie avec la nature et avec les autres êtres humains. Et l'introduction du Bouddhisme a renforcé les valeurs d'amour et d'entraide mutuelle entre les citoyens d'une même société ".

Traduction de Philippe Fontaine
Han Mu Do® France. Copyright © 2004.
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#Posté le samedi 28 janvier 2006 02:44

Modifié le dimanche 26 février 2006 07:47

Le fondateur du Han Mu Do ® : Dojunim He Young KIMM

Comment un jeune garçon courant dans les collines près de Suwon, en Corée du Sud, aurait pu imaginer le tournant qu'allait prendre sa vie ? Incité à débuter l'étude des arts martiaux à la suite d'un acte de violence à l'encontre d'un des membres de sa famille, ce jeune homme allait devenir plus tard un pionnier dans l'introduction des arts martiaux coréens aux Etats-Unis, mais également un auteur d'articles sur les arts martiaux, un journaliste et un enseignant. Le docteur KIMM He Young est né le 17 janvier 1940, il a commencé l'entraînement aux arts martiaux par le Yudo et le Bi Sool (encore appelé Ho Shin Sul) en 1953. Par la suite, il a été diplômé de l'école secondaire, puis capitaine de l'équipe de Yudo, qu'il a mené avec succès de nombreuses fois jusqu'aux championnats nationaux.

Pus tard, alors qu'il était cadet à l'académie navale coréenne, le docteur KIMM a enseigné les arts martiaux au contingent de la 8ème armée américaine basé à Pusan, en Corée. C'est durant cette période que le jeune marine fut invité à poursuivre ses études et à enseigner les arts martiaux dans une petite université du Midwest. Sur l'invitation du docteur Mark SCULLY, président de l'université d'Etat du Missouri et avec la permission de son gouvernement, le docteur KIMM commença à enseigner le Hapkido, le Yudo et le Taekwondo durant l'hiver de 1963. Il passa six années à cet endroit, au cours desquelles il développa les arts martiaux coréens et suivit ses cours. Puis, après avoir obtenu son degré de maîtrise en histoire américaine, le docteur KIMM se déplaça jusqu'à Bâton Rouge, pour poursuivre ses études à l'université d'Etat de Louisiane.

Les années soixante-dix furent le temps de la reconnaissance et du développement pour ce jeune pratiquant d'arts martiaux. D'un bout à l'autre de cette décade, il gagna le respect par ses impressionnantes démonstrations et par les nombreux séminaires d'arts martiaux qu'il ouvrit à tous les styles. Ses articles sur le Hapkido furent publiés dans "Official Karate", où il servait également de conseiller technique, "Karate Illustrated", "Inside Kung Fu", "Traditional Tae Kwon Do" et "Cinta Negra" pour n'en citer que quelques uns.

En janvier 1975, il devint le premier hapkidoïste à figurer sur la couverture du magazine "Black Belt" en réalisant son double pied sauté de côté "de marque de fabrique". Un an plus tard, le Grand-Maître MYUNG Kwang Shik rendit visite au docteur KIMM à l'université d'Etat de Louisiane. Ils s'engagèrent à travailler ensemble pour promouvoir le Hapkido à travers tout le sud des Etats-Unis.

Au milieu des années soixante-dix, le docteur KIMM rencontra le Grand- Maître SUH In Hyuk, fondateur du Kuk Sool Won ®. Impressionné par l'ouverture d'esprit de cet homme et par son art martial, le docteur KIMM rejoignit le Grand- Maître SUH et l'aida à promouvoir le Kuk Sool Won ® en Amérique. Cette collaboration dura près de quinze ans. En qualité de secrétaire général de l'Association Mondiale de Kuk Sool Won ® , le docteur KIMM organisa de nombreux séminaires aux Etats-Unis et au Mexique. Il fut nommé directeur- adjoint pour l'organisation des premiers championnats du monde de Kuk Sool Won ® et des différentes démonstrations à Pusan, en Corée.
Le docteur KIMM écrivit et publia : " Kuk Sool traditionnal Korean Martial Arts", un énorme volume inventoriant les techniques de l'art martial que le Grand- Maître SUH lui enseigna.

Le docteur KIMM a voué sa vie entière à l'étude des arts martiaux coréens et, insatisfait d'étudier un ou deux systèmes, il essaya d'élargir ses connaissances auprès d'un grand nombre de maîtres coréens.La liste de ses professeurs est longue et élogieuse, mais les principaux furent :

SONG Kwan Sub & YUN Yong Jo (Yudo et Bi Sool), WON Kwang Wha & JI Han Jae (Hapkido), CHO Seung Yong (Kumdo), KIM Kwan Sub (Ship Pal Ki), SUH In Hyuk (Kuk Sool Won ®),KANG Suh Jong (Taekwon-Do), SON Duk Ki (Taekkyon) et SUNG Soo Dae Sa (Son Do).

En 1989, avec les encouragements et la "bénédiction" des Grands- Maîtres JI Han Jae et SUH In Hyuk, le docteur KIMM créa le "Han Mu Do ®" ou la voie des arts martiaux coréens.
Le Han Mu Do ® est un art martial de self-défense qui se compose de techniques à mains nues, de techniques d'armes, de l'étude du Ki et de la philosophie des arts martiaux coréens.
Son principal apport est la notion d'équilibre : équilibre entre les techniques à mains nues et les techniques avec armes, équilibre entre l'utilisation du physique et du Ki, équilibre entre les entraînements physique, mental, philosophique et spirituel, équilibre entre le travail des techniques côté droit et côté gauche, équilibre entre les philosophies traditionnelle et moderne et les techniques.

Comme l'intérêt du docteur KIMM pour les aspects historiques et philosophiques des arts martiaux se développait, grande fut sa déception face au manque relatif de livres de qualité académique sur ces sujets.

Après des années de recherche, il écrivit " Philosophy of Masters", un livre publié en anglais et en coréen. Cet ouvrage salué par la critique contenait les biographies des plus fameux personnages bouddhistes de l'ancienne Corée.Ce grand livre illustré était aussi réputé pour la qualité de ses photographies dont la plupart avaient été prises par lui-même.

Bien que la carrière du docteur KIMM en qualité d'auteur et de journaliste ait commencé en 1970, sa réputation en tant qu'érudit en arts martiaux fut établie entre 1980 et 1990. Après avoir publié les livres "Kuk Sool" et "Philosophy of Masters", il écrivit et publia "Hapkido I" et "Hapkido II", des ouvrages basés sur les enseignements du Grand- Maître JI Han Jae, fondateur du Hapkido moderne.

Plus tard, il publia "Taekwondo Self-Defense", un manuel destiné aux instructeurs de Taekwondo qui voulaient incorporer des techniques de self-défense dans leur programme d'enseignement, puis "Han Mu Do : Korean Martial Arts", un guide pour l'art martial qu'il avait créé.

De plus, le docteur KIMM était un sujet d'articles fréquent et un collaborateur pour les publications sur les arts martiaux à travers le monde telles que : "Black Belt", "Karate Illustrated", "Inside Kung Fu", "Traditionnal Taekwondo", "Taekwondo Times" aux Etats-Unis, "Tae Kwon Do" et "Korean Martial Arts"en Angleterre, "Cinta Negra" en l'Espagne, "Katana" au Mexique, "Taekwondo Choc" en France et "Tae Kwon Do" en Corée.

Auparavant, il avait aussi servi de conseiller technique pour "Official Karate" et "Taekwondo Times" aux Etats-Unis, "Tae Kwon Do" et "Korean Martial Arts" en Angleterre, "Cinta Negra" en Espagne et "Katana" au Mexique. Il avait également produit et réalisé les cassettes vidéos correspondantes à ses livres sur le Han Mu Do ® .

Depuis presque dix ans, le docteur KIMM est occupé à ses recherches et la conduite de ses interviews pour la diffusion de son prochain livre intitulé : "The History of Korean Martial Arts".
Ce livre présentera l'histoire des arts martiaux de l'ancienne Corée et retracera leur évolution dans la pratique des arts martiaux coréens modernes à travers le monde.

Actuellement, le docteur KIMM réside à Bâton Rouge, en Louisiane, avec son épouse Hyun Ja. Il participe à de nombreux séminaires à travers le monde, conduit une académie de recherches sur les arts martiaux coréens et enseigne dans ses deux écoles.

Traduction de Philippe Fontaine
Han Mu Do® France. Copyright © 2004.
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#Posté le samedi 28 janvier 2006 02:50

Modifié le lundi 27 février 2006 13:14

La Voie des Arts martiaux Coréens : Le Han Mu Do ®

" Han Mu Do ® " en coréen signifie " La voie des arts martiaux coréens ".
La voie est représentée par la philosophie coréenne " Han ".
La philosophie est incorporée dans les stratégies coréennes de combat.

La philosophie " Han " :

· Equilibre entre les positions basses et hautes
· Equilibre entre soi-même et son environnement
· Avoir une attitude optimiste dans la vie
· Equilibre entre les développements intellectuel et physique


Le système Han Mu Do ® a été créé par l'historien en arts martiaux coréens de renommée mondiale et Grand- Maître de Hapkido, Kuk Sool Won ® , Taekwondo et Yudo, le docteur KIMM He Young , fondateur et président de l'Association Mondiale de Han Mu Do ® (World Han Mu Do ® Association).
Le "Han Mu Do ®" est reconnu par le gouvernement coréen, il est enregistré sous le n° 534 en tant qu'art martial traditionnel coréen, le terme est donc protégé.

L'art martial : le Han Mu Do ®

Le Grand- Maître KIMM He Young, fondateur du Han Mu Do ®, a une expérience de plus de 50 ans d'étude et de recherche dans les arts martiaux coréens traditionnels et modernes. Il a étudié sous la direction du fondateur du Hapkido moderne, le Grand- Maître JI Han Jae et a obtenu le grade de 9ème dan. Il a aussi étudié le Kuk Sool Won ® sous la tutelle de son créateur, le Grand- Maître SUH In Hyuk dont il a reçu le grade de 8ème dan.
Il a également pratiqué d'autres arts martiaux coréens tels que le Yudo, le Taekwondo, le Kumdo, le Tang Soo Do et d'autres disciplines plus rares comme le Taekkyon, le Ship Pal Ki, le Sun Mu Do, le Sun Do et le Muye Yi Ship Sa Ban avec les Grands- Maîtres créateurs de ces styles. Sur les conseils du fondateur du Hapkido moderne, Do Ju Nim JI Han Jae, et le fondateur du Kuk Sool Won ® , Kuk Sa Nim SUH In Hyuk, il créa le système " Han Mu Do ® ".
Il organisa ses connaissances des arts martiaux coréens traditionnels et modernes dans un système de combat équilibré, qui est adaptable pour contrer les différentes stratégies de combat dans un environnement moderne.

Il divisa les techniques du Han Mu Do ® comme suit :

· les conditionnements physique et mental,
· les coups frappés avec les membres supérieurs et les coups de pied,
· les techniques des coups de tête,
· les techniques d'attaque sur les points de pression et les cavités,
· les techniques des contrôles articulaires et des luxations,
· les techniques des étranglements,
· les techniques des projections,
· les techniques des immobilisations et du combat au sol,
· les techniques du Taï Chi coréen (Han Tae Keuk),
· les techniques des armes coréennes.
· le combat libre (Dae Ryun).


La stratégie martiale du Han Mu Do ®

Les techniques martiales du "Han Mu Do ®" sont basées sur les principes de l'eau, du cercle, des mouvements dans les neuf directions et des mouvements naturels du corps.
La stratégie mentale est contrôlée par la respiration et l'esprit, " Yu Shin Kang Kwon Han " (esprit sans violence, poing fort), et à plus haut niveau, " Mu Shin Mu Kwon " (esprit vide, poing vide).
Par cet état de fluidité et de non violence, l'attaque en force de l'adversaire est pénétrée et enveloppée.
La visée de la défense en Han Mu Do ® est d'amener l'adversaire au sol pour l'immobiliser, lorsque les coups frappés ou les coups de pied n'ont pas eu d'effet, puis de lui appliquer une clé ou un étranglement.


HAN - " Corée, Optimisme " MU - " Arts Martiaux " DO - " La Voie
"


L'entraînement au Han Mu Do ®

Il y a exactement 12 niveaux de grades avant que le pratiquant n'atteigne le niveau ceinture noire 1er dan. Dans chaque niveau, il y a 6 divisions :

· la philosophie des anciens maîtres de la Corée,
· l'entraînement au Ki (énergie interne et entraînement mental),
· les coups frappés et les coups de pied,
· le Ho Shin Sul (techniques de self-défense comportant : les contrôles articulaires, les luxations, les points de pression, les coups frappés, les coups de pied , les projections, les étranglements et les techniques assises ou au sol)
· les armes (bâton long, bâton court, couteau, sabre coréen, corde ou ceinture, canne et éventail),
· le Dae Ryun (combat libre).


Plus loin dans la pratique, les niveaux supérieurs sont enseignés : les combinaisons de techniques, les combats avec arme, la stratégie du combat au sol, les coups de pied sautés...

Traduction de Philippe Fontaine
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#Posté le samedi 28 janvier 2006 02:56

Modifié le mardi 28 février 2006 10:45

L'histoire des arts martiaux coréens : Yuk Sa

Les arts martiaux coréens peuvent trouver leurs origines au commencement de Ko Cho Sun (vieux royaume coréen de 2333 ans avant Jésus- Christ à 100 ans avant Jésus- Christ).
Les gens de cette période partirent progressivement des contrées froides de la Mandchourie pour la péninsule coréenne, à la recherche d'un climat meilleur, de terres fertiles pour la culture, de rivières et de la mer pour la pêche, de moyennes montagnes pour la chasse.
Durant cette période, des systèmes de communauté tribale étaient établis et les jeunes guerriers s'adonnaient à la pratique des arts martiaux afin de protéger les tribus. Le combat à mains nues incluait l'entraînement en Daligui (la course), Donjigui (les projections), Jileugui (les coups frappés), Balchagui (les coups de pied) et Sooyoung (la natation).Les techniques des armes comportait la pratique en Dolka (le couteau de pierre), Dolchang (la lance de pierre), Doldonjigui (le jet de pierre), Moraisol (le jet de sable) et le Mokbongsul (le bâton en bois).
L'invention de " Whal " (le tir à l'arc) et l'utilisation du cheval changèrent énormément le mode de vie des premières tribus.
Maintenant, les guerriers à cheval pouvaient parcourir de plus grandes distances pour chasser et entrer en contact avec les tribus voisines.
Les tribus formèrent une confédération. Et à travers cette fusion, les méthodes d'entraînement aux arts martiaux furent standardisées et un système martial fut créé.
Progressivement, ils incorporèrent la course à cheval dans leurs entraînements aux armes. Le signe d'un guerrier d'élite était d'être apte à combattre à cheval.
Les guerriers de moindre importance étaient entraînés en qualité de soldats à pied et pratiquaient le combat à mains nues et les techniques avec les armes.
Au cours de la période tribale, les guerriers utilisaient Maikkung (l'arc et les flèches provenant du royaume de Koguryo) et Dankung (l'arc et les flèches provenant de Okjo) mais nous savons très bien que ces armes étaient issues de Chine par le biais de la colonie de Naklang, localisée près de la frontière sino-coréenne.
Les têtes des flèches étaient imprégnées de poison et décochées dans les yeux des ennemis.
La menace imminente d'une invasion par les tribus voisines forçait les jeunes guerriers à accepter l'entraînement aux arts martiaux comme essentiel pour la survie de leur tribu et comme une partie intégrante de leur vie quotidienne.
Le vainqueur d'une bataille devenait dirigeant et le vaincu devenait l'esclave. Etant donné la structure tribale, le dirigeant était toujours le meilleur maître d'arts martiaux. A ce moment là, la position de roi n'était pas héritée, mais était accordée au guerrier le plus fort de la confédération tribale.

Selon l'ancien texte historique, le " Samkukyusa ", Dong Myung, le fondateur du royaume de Koguryo, était un expert en tir à l'arc.
A l'âge de sept ans, Dong Myung utilisait un arc et des flèches et s'entraînait inlassablement.
En conséquence, le futur roi était devenu un " Ju Mong " (un expert en tir à l'arc) à un très jeune âge. En tant que jeune guerrier, il était l'ami de l'un des fils du roi Kim Chung, chef de la confédération de Booyu.
Daiso, le fils aîné du roi Kim Chung se méfiait du jeune " Ju Mong " et avertit son père que Dong Myung n'était pas un archer ordinaire, mais qu'il était brave et intelligent.
Daiso avec l'appui de ses frères et des conseillers de son père avertirent à nouveau celui-ci que s'ils ne tuaient pas Dong Myung, il pourrait devenir une menace à l'avenir.
Dong Myung avait pris conscience du complot qui se préparer contre lui et suivi de ses partisans il quitta Booyu pour Jolbonju. A cet endroit, le " Ju Mong " devint roi et établit le royaume de Koguryo (37 avant Jésus-Christ - 668 après Jésus-Christ).Le fils de Dong Myung, suivant les traces de son père, quitta Koguryo pour le centre de la Corée, là, il fonda le royaume de Paikche en 17 avant Jésus-Christ.
En 57 avant Jésus- Christ, la confédération de Silla élit Park Hyuk Kuse en tant que premier roi. Les trois royaumes étaient perpétuellement en guerre pour contrôler l'ancienne Corée. Cette période était très connue pour être celle de l'âge d'or des arts martiaux.
Car, les dirigeants de chaque royaume croyaient fermement que le chemin pour unifier la Corée se ferait à travers l'assujettissement total des ennemis par la force martiale. Les trois royaumes entraînaient les plus jeunes aux arts martiaux pour les préparer à servir leur pays dans la bataille. Aussi, c'était durant cette période que les meilleurs experts en arts martiaux étaient choisis pour servir dans les plus hauts rangs du gouvernement. A cette époque, le titre de roi était hérité.
Le roi était le commandant en chef des armées, avec les autres meilleurs guerriers occupant les principaux postes militaires. Le gouverneur d'une province était responsable en tant que dirigeant politique et judiciaire mais aussi bien pour maintenir une milice pour la protection et pour entraîner les jeunes guerriers aux arts martiaux.
Dans le royaume de Koguryo, le Pyung Dang (une institution éducative) était établie pour former des combattants expérimentés. Sélectionnés supérieurement et célibataires, les jeunes gens étaient instruits aussi bien aux arts martiaux qu'à la littérature classique. Ces jeunes personnes étaient tenues de s'entraîner et d'étudier les disciplines suivantes :

· Kung Sa - Le tir à l'arc
· Kum Sul Bub - Le sabre coréen
· Ki Sa Bub - La course à cheval
· Dan Kum Sul - L'art du lancer du couteau
· Ji Leu Ki Bub - Les coups frappés et les coups de pied
· Soo Young Bub - La natation et le combat aquatique
· Poong You Bub - Jouer de la musique, y compris le tambour et le gong
· Soo Ryub - La chasse et la pêche
· Jung Chi Wa Ko Jun - L'étude des littératures classique et politique


Ceux qui passaient avec succès toutes les épreuves requises étaient ordonnés " Sun Bi ", les guerriers braves et intelligents.
Ces " Sun Bi " jouissaient des plus hautes distinctions sociales. Ils portaient sur eux cinq " Dan Kum " (couteaux courts) et une petite pierre à aiguiser.
Durant cette période, ils participaient à beaucoup de tournois d'arts martiaux, comprenant le combat à mains nues, le combat avec des pierres, la chasse et le tir à l'arc.
Le vainqueur recevait une reconnaissance répandue à travers le royaume et des prix de distinction.
A Silla , le plus exceptionnel groupe d'artistes martiaux s'appelait " Hwarangdo " ou "le groupe de la jeunesse florissante".
Les chefs de ces groupes étaient les beaux et intelligents fils de nobles guerriers. Les jeunes guerriers qui étaient à la tête de ces groupes s'appelaient " Hwarang " et les autres disciples " Rangdo ".
Donc, " Hwarangdo " signifiait jeunes guerriers et leurs disciples. Les groupes voyageaient sur les versants accidentés des montagnes, près des rivières et sur les rivages de la mer pour s'entraîner aux arts martiaux et cultiver leur corps et leur esprit.
L'entraînement incluait l'étude de la littérature classique aussi bien que la musique et la danse. A travers cet sorte d'entraînement, Silla avait créé des guerriers jeunes et forts qui allaient devenir " la colonne vertébrale " de la région. L'histoire démontre que les guerriers du " Hwarangdo " étaient une force majeure dans l'éventuelle unification de la Corée. Les " Hwarangdo " étaient tenus de s'entraîner dans les domaines des arts martiaux suivants :

· Kung Sa - Le tir à l'arc
· Too Ho - Les projections
· Chil Kuk - Les coups de pied
· Kak Choo - Les projections
· Soo Bak - Les coups frappés
· Ki Sa - Le tir à l'arc pratiqué à cheval
· Tae Kyon - Les coups de pied
· Soo Ryup - La chasse et la pêche
· Cho Chum - La natation
· Kum Sul Bub - Le sabre coréen


Un art martial très populaire qui était pratiqué pendant la période de Silla fut le " Bi Kak Sul ", mieux connu sous le nom de " Tae Kyon ". Selon le livre " Che Wang Un Ki ", le " Bi Kak Sul " insistait sur l'étude des coups de pied et était divisé en trois grades.
Le pratiquant débutant devait donner un coup de pied au niveau de la jambe de l'adversaire, le pratiquant avancé au niveau de la tête et les experts devaient atteindre d'un bond en l'air le " Sang Too " ou la coiffure coréenne.
Il y aussi un autre document historique intéressant sur les combats à mains nues. Selon un chapitre sur le général Kim Yun Shin dans le livre d'histoire, " Samkukyusa ", en 647 après Jésus-Christ, les troupes du général Jung Ryang étaient postées dans le château de Myung Whal.
Dans la nuit du dixième jour, une étoile filante tomba vers le château de Myung Whal. Le général Kim perçut cela comme un mauvais présage et ordonna à ses troupes de construire des mannequins de bois et de les placer sur le feu.
Les flammes provenant des silhouettes en feu illuminaient l'obscurité, le général croyait ainsi contrer le mauvais sort occasionné par la chute de l'étoile filante.
Paikche, l'un des trois royaumes, était établi en 17 avant Jésus- Christ par le roi On Jo. Il était le fils du roi Dong Myung du royaume de Koguryo. Les arts martiaux étaient pratiqués et se transmettaient de génération en génération.
En 320 après Jésus- Christ, le roi Bi Ryu ordonnait la construction d'un centre pour la pratique des arts martiaux à l'ouest de la capitale. Le roi ordonnait à ses guerriers de s'entraîner au tir à l'arc les premier et quinzième jours de chaque mois.
Les tournois étaient organisés une fois par mois à la lumière de la pleine lune. L'entraînement de ces guerriers comprenait, mais n'était pas seulement limité à :

· Ki Sa - La course à cheval
· Mok Bong - Le combat avec le bâton de bois
· Kum Sul - Le sabre coréen
· Soo Sul - Le combat à mains nues
· Joong Dai Bub - La défense contre les attaques de plusieurs adversaires
· Boo Su - Les sutras bouddhistes
· Ko Jun - La littérature classique


Le Soo Sul (le combat à mains nues) pratiquait à Paikche était l'un des plus anciens et mieux organisé des arts martiaux de l'histoire de la Corée. Selon le livre d'histoire, " Hai Dong Un Ki ", les maîtres- instructeurs utilisaient leurs mains comme des puissants sabres.
Il était mentionné que le général Chuk enseignait cet art de combat à ses guerriers. Durant leur entraînement, les deux pratiquants échangeaient des coups frappés et utilisaient des blocages.
Si l'un des partenaires était négligent lors d'un blocage, le texte précisait : " l'élève pouvait être sérieusement blessé et mourir suite de ses blessures ". Inutile de dire que les pratiquants négligeaient rarement leurs blocages.
Selon le même livre d'histoire, un citoyen de Silla nommait Whang Chang Nang vint à Paikche alors qu'il était âgé de sept ans. Il démontrait un magnifique " Sang Kum Hyong " (une forme avec deux sabres) à travers tout le royaume.
Peu après, il devint célèbre et fut appelé pour démontrer ses techniques au palais devant le roi. Au cours de sa démonstration, il transperça le roi avec ses deux sabres, mais sa tentative d'assassinat fut sans succès.
Peu de temps après et à la suite de cela, il fut exécuté. A Silla, ils honorèrent Whang Chang Nang en créant des masques à son image et en démontrant le " Hyong ". Ils transmirent cette forme de génération en génération et bien que modifiée, elle est toujours pratiquée de nos jours.
Après l'unification des trois royaumes par Silla en 668 après Jésus- Christ, la popularité des arts martiaux avait progressivement décliné. Et les guerriers n'occupaient plus les hautes positions dans le royaume car le gouvernement compter plus sur le service des civils pour les postes de dirigeant.

En 918, les descendants des royaumes de Koguryo et de Paikche organisèrent un coup d'état et mirent en place le général Wang Kun en tant que premier roi du royaume de Koryo. Koryo est le nom dont dérivera celui de " Corée ".
Encore une fois, les guerriers dominèrent le gouvernement. Un autre roi, Kwang Jong réalisa que si les seigneurs de guerre restaient puissants, le royaume ne durerait pas longtemps.
Il introduisit le Kwa Ku (un service national civil ), une structure chargée de diminuer et contrôler les pouvoirs des seigneurs de guerre. Le roi requérait les fils des seigneurs de guerre pour qu'ils étudient la littérature classique, l'histoire, les sciences politiques aussi bien que les arts martiaux. Après l'achèvement et le passage des tests du service national civil, ils pouvaient être employés par le roi. Une autre méthode pour maintenir le contrôle sur les seigneurs de guerre était d'arranger des mariages entre les familles royales et celles des seigneurs de guerre. De cette manière, il pouvait manipuler en même temps les seigneurs de guerre locaux et gouvernementaux.
Ceux qui passaient les tests du service national civil étaient engagés pour travailler dans des postes gouvernementaux. Ils étaient civils mais possédaient également des pouvoirs militaires et étaient appelés les officiels civils- militaires. Quand des invasions ou des rébellions avaient lieu, les officiels servaient en tant que commandants des forces armées. Beaucoup de généraux célèbres tels que Kan, Kam Chan, KwanYun Kwan, Kan Jo, Park Suh et Wong Jong étaient des officiels civils-militaires très instruits. Il existait des autres types de soldat, les guerriers professionnels, qui étaient engagés par rapport à leurs capacités dans le domaine des arts martiaux. Ces guerriers étaient stationnés dans les régions de la frontière du nord pour prévenir les attaques des mongols et des barbares venant de Mandchourie. Ils étaient également positionnés le long de la côte sud pour repousser les attaques des pirates japonais. Ils n'avaient pas eu le plaisir d'obtenir la distinction d'être des personnages d'autorité durant la période des trois royaumes. Ils existaient pour recevoir les ordres des officiels civils-militaires, pour garder les frontières et les zones côtières.
La discrimination continua jusqu'au douzième siècle. De plus, la maltraitance des guerriers professionnels par le roi et ses officiels civils- militaires augmentait sans cesse.
Kim Ye Jong n'était pas assez sage pour être un roi. Il était un play-boy qui ne se préoccupait que de son propre amusement et de la fréquentation des lieux de divertissement.
Ses compagnons de fête étaient les officiels civils- militaires et ses gardes du corps les généraux et les guerriers professionnels. Il embarrassait souvent ses guerriers en les obligeant à faire des démonstrations d'arts martiaux au cours de ces fêtes.
A l'une, Don Jung, fils du premier ministre mis le feu à la barbe du général Chung Jung, par amusement. A une autre, un général démontrant des techniques de " Soo Bak Ki " fut frappé et poussé au sol.
En 1170 après Jésus- Christ, ces incidents de mauvais traitement mirent en colère les guerriers professionnels, au point qu'ils essayèrent d'obtenir une revanche sur le roi et ses officiels. Leur chance arriva lorsque le roi et ses compagnons partirent faire la fête à l'extérieur du palais, à Bo Hyun Won.
Les généraux et les guerriers professionnels s'emparèrent de la capitale, puis, plus tard, ils arrêtèrent et exécutèrent le roi et ses officiels civils- militaires.
Cette rébellion fut une " grande leçon " pour la famille royale et la bureaucratie gouvernementale.
L'un des trois chefs de la rébellion était le général Lee Eui Min. Il était un expert en " Soo Bak Ki " et compte tenu de sa spécialité, le nouveau roi le promut " général particulier ".
Après ces événements, les tournois d'arts martiaux furent organisés annuellement entre les différentes divisions militaires durant le mois de mai. La conséquence indirecte de ces événements a contribué à ce que chaque général garde sa propre " Sa Byung " (armée privée) en ordre d'assurer sa protection.
Les armées privées s'entraînaient secrètement aux arts martiaux. Quelques unes d'entre elles étaient spécialisées en " Too Kum Sul " (les techniques de lancer de couteau) porté au genou d'un adversaire ou en " Jang Kum Sul " (les techniques de sabre long) pour couper le poignet d'un ennemi.
A l'époque du royaume de Koryo, l'un des plus prestigieux programmes d'arts martiaux, incluait la pratique martiale à cheval. Les plus hautes connaissances martiales requises pour la haute caste des guerriers et des officiels civils- militaires de cette période étaient l'entraînement au tir à l'arc, le combat avec le sabre, le combat à la lance et la chasse.
Le roi mandatait l'entraînement au tir à l'arc le sixième jour de chaque mois pour les officiels centraux et locaux.
Ils devaient pratiquer le tir à l'arc sur cible à partir d'une distance de quarante ou quatre- vingt pas. Des " inspecteurs " de la capitale étaient détachés dans les districts pour évaluer les capacités des officiels locaux dans cette discipline. Les officiels devaient toucher une cible au minimum cinq fois sur les dix tentatives requises pour passer l'inspection.
Pour mesurer le niveau d'un expert, l'exercice consistait à éteindre la flamme d'une bougie la nuit. En ce qui concerne les arts martiaux à mains nues, le " Soo Bak Ki " était le plus populaire.
Le roi Myung Jo (1174 après Jésus- Christ) était l'un des rois qui aimait le plus regarder cet épreuve. Il ordonnait l'organisation de tournois parmi les guerriers du groupe " Joong Bang ", l'un des plus puissants groupes d'arts martiaux de l'époque. Ce groupe était considéré comme une partie intégrante de l'armée royale.
Les vainqueurs des tournois recevaient un rang militaire exceptionnel en plus de leur prix. Le " Soo Bak Ki " devint très tôt une voie populaire pour obtenir une promotion militaire.
Le général Lee Sung Kei était un maître de tir à l'arc et commandant à la frontière du nord. En 1394, il renversa le royaume de Koryo et établit un royaume à son nom " Lee Chosun " ou " le royaume de Lee ".
Le général Lee, pressentant le danger du pouvoir militaire pour l'avenir, adopta les concepts du confucianisme, de supériorité des officiels civils sur les officiels militaires, de loyauté absolue au roi et de révérence pour le père de famille.
Il institua aussi la politique du " Kwa Ku " ou le service public d'examen. Il divisa ce service d'examen en deux divisions, l'une pour les officiels civils et l'autre pour les officiels militaires. Le " Moo Kwa " (l'examen pour les militaires) était organisé à trois années d'intervalle.
Le " Moo Kwa " était divisé en trois parties ,Cho Shi (1er test), Bok Shi (2ème test) et Jhun Shi (3ème test). Le premier test était organisé en automne à l'établissement central d'entraînement à Séoul.
Cent vingt hommes venant de huit provinces passèrent le test. Le second test était organisé à Séoul sous le parrainage du ministre de la Défense. Les participants étaient testés dans les diverses techniques martiales, le confucianisme, l'histoire, la littérature et le service militaire.
Seuls vingt huit hommes réussirent les épreuves. Le troisième test était achevé en la présence du roi. Les résultats étaient comme suit : trois guerriers reçurent " Kap " (A), cinq guerriers reçurent "Eul" (B), et vingt guerriers reçurent "Byung" (C).
Au commencement du système du " Kwa Ku ", les officiels militaires recevaient le même traitement que les officiels civils. Les luttes internes pour le titre de roi parmi les familles royales, les luttes des factions parmi les officiels civils, en plus des longues périodes de non- agression par les étrangers mandchous et japonais entraînèrent une diminution du personnel militaire. Par conséquent, l'importance de l'entraînement aux arts martiaux diminua.



Après deux cent années de paix, le Japon attaqua la Corée en 1592. Cette attaque obligea le roi coréen à s'enfuir pour la frontière sino- coréenne. Le peuple coréen souffrit pendant les sept années de guerre qui suivirent. La défense du pays dépendit beaucoup des soldats volontaires, des moines soldats et des petits groupes de l'armée royale.
L'entraînement aux arts martiaux connut un nouvel essor suite à l'attaque japonaise.
Les exemples des techniques d'arts martiaux pratiquaient par ces soldats furent :

· Kum Sul Bub - Les techniques au sabre
· Koong Sul Bub - Le tir à l'arc
· Ha Jo Bub - Les techniques pour sauter de grandes hauteurs
· Hen Jo Bub - Les techniques de saut en longueur
· Jo Sang Bub - Les techniques de saut en hauteur
· Jun Ha Bub - Les techniques de roulade
· Jo Wol Bub - Les techniques de course de haies
· Jik Ju Bub - Les techniques de course
· Soo Yong Bub - Les techniques de natation
· Jam Yong Bub - Les techniques de natation sous l'eau
· Ku Jo Bub - Les techniques de navigation
· Jin Bub - La stratégie militaire
· Chuk Ho Tan Jang Bub - L'infiltration, l'espionnage, les renseignements
· Chun Moon Bub - Les techniques météorologiques
· Eui Yak Sul - La médecine par les plantes et l'acupuncture


Les sept années de guerre prirent fin avec la mort soudaine de Toyotomi Hideyoshi au mois d'août de 1598.Le nouveau chef japonais, Togukawa Iyesu, envoya un messager en Corée avec l'espoir d'instaurer des relations diplomatiques durables entre les deux pays. Le roi coréen, ne faisant pas confiance au nouveau dirigeant japonais, augmenta l'intensité de l'entraînement aux arts martiaux de ses soldats.En 1790, le roi Jung Jo ordonna au maître Lee Duk Moo de faire des recherches et d'établir un rapport sur la situation des arts martiaux coréens. Le maître Lee écrivit le " Moo Ye Do Bo Tong Ji ", une fameuse série de livres contenant la majorité des techniques d'arts martiaux coréens.

Les livres étaient organisés comme suit :

Livre I - Chang(les techniques avec la lance) - Un volume illustré sur l'utilisation de la lance longue, de la lance en bambou, des types spéciaux de lance et de leur utilisation à cheval.
Livre II - Kum(les techniques de sabre) - Un volume illustré sur l'utilisation du sabre court, du sabre long et du sabre japonais.
Livre III - Kum(les techniques de sabre) - Un volume illustré sur l'utilisation des sabres spéciaux à cheval et " Bong Sul ", utilisant le bâton comme arme.
Livre IV - Kwon Bub(les techniques de main et de pied) - Un volume illustré sur les méthodes d'utilisation des mains et des pieds dans des situations offensives et défensives.


Selon le maître Lee Duk Moo, la puissance d'un coup sur un point vital pouvait mener à la surdité, rendre inconscient ou tuer un adversaire. Le maître disait que si un guerrier était entraîné à ces techniques martiales et aux techniques de Ki, il pouvait être capable de tuer un tigre.Il avertissait aussi que puisque ces techniques étaient très dangereuses, un instructeur ne devait pas les enseigner à un élève en qui il ne pouvait avoir confiance.Il était indiqué qu'un élève était digne d'étudier ces techniques seulement après avoir atteint les qualités de vertu, de confiance, d'intelligence, de bravoure et de discipline. La Corée et le Japon bénéficièrent de presque trois cent années de paix suite au retrait des japonais. La Corée était gouvernée par un roi et le Japon par un " Shogun " ou général militaire.Cependant, la " restauration japonaise Meiji " de 1868 força le " Shogun" à quitter le pouvoir et à restaurer le pouvoir de l'empereur. L'empereur Meiji fût le premier empereur japonais à recevoir un réel pouvoir politico-militaire depuis que le " Shogun " Togukawa Iyesu s'empara du pouvoir en 1598.
Après la " restauration Meiji ", les japonais devinrent plus belliqueux, remportant la guerre contre la Chine en 1895, puis contre la Russie en 1905. Le Japon contraint le roi coréen à abandonner toutes relations diplomatiques et en 1910, le Japon annexa la Corée. Au cours de cette période, les arts martiaux traditionnels perdirent de leur valeur. Les soldats apprirent à utiliser des fusils et des cannons plutôt que les armes traditionnelles coréennes. De ce fait, beaucoup d'instructeurs d'arts martiaux traditionnels perdirent leurs postes au sein des académies militaires royales. Quelques uns d'entre eux retournèrent dans leurs villes natales où ils commencèrent à ouvrir des écoles d'arts martiaux.
D'autres, joignirent des groupes de résistance à l'occupation japonaise, afin d'enseigner les arts martiaux aux soldats révolutionnaires. Après la seconde guerre mondiale, les arts martiaux coréens recommencèrent à être florissants.Afin de comprendre l'histoire des arts martiaux coréens, on doit comprendre tout d'abord l'histoire de la culture coréenne. Les arts martiaux coréens sont une partie majeure de l'histoire de la culture coréenne.Par exemple, pour devenir un moine zen, on rejoignait un temple et on devenait un novice. A ce moment là, le moine supérieur du temple choisissait un professeur pour le novice. Sous la direction de ce professeur, le novice recevait un certain cursus d'entraînement.Le premier professeur recommandait l'élève à un second enseignant d'un autre temple.Après quelques années d'entraînement avec le second professeur, l'élève était autorisé à devenir moine errant et commençait à voyager à travers le pays. Au cours de cette période, l'expérience de ce moine itinérant se faisait par la rencontre avec d'autres professeurs.Après avoir achevé cette période de voyages, le moine se fixait dans un temple de son choix et devenait un moine plus mûr. Plus tard, quand il devenait vieux et sage, il réfléchissait sur ses professeurs passés et choisissait le meilleur d'entre eux. Il se nommait alors en tant qu'élève de ce professeur.Cette sorte de tradition est connue dans la communauté des arts martiaux. Les pratiquants apprennent les arts martiaux auprès de différents professeurs et après avoir reçu les enseignements de chaque professeur, l'élève choisit alors son meilleur professeur et dit aux autres qu'il est l'élève de ce professeLe second aspect de la culture coréenne est qu'elle est une partie de la culture asiatique. Géographiquement, la Corée est une péninsule située entre la Chine et le Japon. La Corée a servi de " pont " entre ces deux nations pendant des milliers d'années.Les peuples de ces trois pays ont échangé leur culture durant les temps de guerre et de paix. A travers ces échanges, la culture coréenne évolua en un second stade d'une nouvelle culture.Les influences supplémentaires des différentes générations firent progresser la Corée en de nouveaux stades.L'histoire des arts martiaux coréens fut influencée de la même manière. Les arts martiaux traditionnels coréens furent influencés par les chinois et les japonais et devinrent de nouveaux arts martiaux coréens. Les chinois et les japonais expérimentèrent le même processus d'évolution dans leurs arts martiaux.

Les arts martiaux coréens peuvent être divisés en trois catégories distinctes :

· Combat à mains nues contre mains nues,
· Combat à mains nues contre armes,
· Combat avec armes contre armes.


Il y a aussi trois manières de diviser les techniques martiales coréennes :

· Kwan Jul Bub - Les clés et les contrôles articulaires, les projections, les saisies et les étranglements,
· Dan Shin Ki Bub-
Les coups frappés, les coups de poing et les coups de pied,
· Mu Ki Sul - Le sabre court, le sabre long, le bâton court, le bâton long, la canne, la lance, la ceinture ou la corde, le jet de pierre et le lancer de couteau.


Il y a eu plusieurs stades impliqués dans l'évolution des arts martiaux coréens :

· Le premier stade est connu comme " le stade des pionniers " (1945-1960). Beaucoup de maîtres d'arts martiaux coréens, dont certains entraînaient à l'étranger, retournèrent en Corée et échangèrent des idées avec les maîtres qui étaient restés en Corée.

· Le second stade est appelé " le stade de développement " (1960-1970). Au cours de cette période, chaque art martial coréen fut sous le contrôle du gouvernement afin de standardiser la méthode d'enseignement.

· En ce qui concerne le troisième stade, " le stade de maturité " (1970-présent), les seconde et troisième générations d'artistes martiaux ont été élevés dans les positions de " leaders " d'arts martiaux coréens, ont institué des changements dans les techniques et organisé des structures.


Actuellement, la pratique des arts martiaux coréens s'est étendue à travers le monde. Des maîtres coréens ont commencé à restructurer les techniques traditionnelles et les philosophies pour les adapter à notre époque. L'un de ces maîtres est le docteur KIMM He Young.

Traduction de Philippe Fontaine
Han Mu Do® France. Copyright © 2004.
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#Posté le samedi 28 janvier 2006 07:04

Modifié le dimanche 26 février 2006 06:51

Han Mu Do ®, art martial coréen, système complet de self-défense / Technique : Son Mok Youk Sul

6ème technique de défense sur une saisie poignet, niveau ceinture jaune.
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#Posté le samedi 28 janvier 2006 09:06

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 04:26

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